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Le Saint Patron

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Il faut ici relater deux histoires : celle de Leufroy qui fut canonisé après avoir réaliser des miracles et celle de ses reliques, dont une partie finit à Thiverny.

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Leufroy

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Vingt-six ans avant la mort de saint Ouen, Leufroy naissait au pays d’Évreux, de parents nobles et chrétiens. Dès son adolescence il se voua tout entier au service du Seigneur, le seul vrai roi, et préféra, pauvre et privé de tout, suivre le Christ, qu’être comblé des richesses éphémères du siècle.

Encore enfant, touché de l’Esprit divin, il ne cessait de demander à ses parents de le mettre en un lieu où il pût s’instruire alors que son père n’y voulait point consentir, n’envisageant pas de supporter l’absence de son fils unique. L’enfant trouva pourtant le moyen d’arriver à ses fins : il demanda à son père de lui permettre d’aller voir des parents qui demeuraient à Évreux et c’est auprès du tombeau du premier évêque d’Évreux, saint Taurin, sous l’épiscopat de saint Eterne (670-673), qu’il découvrit le secret de la volonté de Dieu. Devant une telle flamme du zèle à servir Dieu, ses parents cessèrent leur résistance et lui permirent de continuer ce qu’il avait entrepris. Lorsqu’il eut appris tout ce que les maîtres qui étaient à Évreux pouvaient lui enseigner, il gagna Chartres pour quelques années afin de parfaire ses études et prit la résolution de revenir à son pays. Avec les encouragements et la bénédiction du nouvel évêque, (s.) Aquilin (673-695), il ouvrit une école.

Encore laïc, il enseignait aux enfants la littérature et la modestie religieuse, accueillait chez lui et fournissait le nécessaire aux indigents, aux veuves et aux orphelins. Mais attiré par une vie plus parfaite et plus spartiate, il quitta à nouveau Évreux pour aller rejoindre, dans le diocèse de Rouen, un ermite nommé Bertrand. Saint Ouen lui enjoignit d’aller seconder saint Saëns, moine irlandais disciple de (s.) Philibert. Celui-ci l’instruisit de la règle et de la vie religieuse et il laissa de côté son habit séculier pour recevoir la tonsure monacale. Ansbert, évêque de Rouen en 680, très lié avec Leufroy, jugeant que son ami possédait les qualités nécessaires et suffisantes pour s’engager lui-même à la tête d’une nouvelle fondation l’engagea à chercher un endroit propice dans sa région d’origine.

En l’an 654, le seizième du règne de Clovis II, rentrant du Concile convoqué par celui-ci, (s.) Ouen se perdit en suivant la vallée de l’Eure. Sous la neige, dans le froid au milieu de cette vallée désolée, c’est vers la Croix qu’il se tourna : Crux sacra sit mihi lux (Croix sacrée illumine mes pas). Et c’est alors que le miracle se produisit, à la croisée de deux chemins, à 13 km au nord d’Évreux : une croix lumineuse lui apparut dans le ciel, étincelante, flamboyante comme la foudre au milieu des nuages, mais qui se maintenait, persistait comme la bonne étoile des rois mages. Il décida de marquer la place et fit édifier une bonne croix de pierre dans laquelle il fit enchâsser quelques reliques. Ce lieu de l’apparition devint très célèbre par le nombre de miracles et de conversions qui s’y opérèrent.

Leufroy, visitant ce lieu-dit nommé la Croix S. Ouen, quelques années après la mort de celui-ci en 695, considérant l’abondance des eaux, des bois et des vignes, décida d’y construire un ermitage et une chapelle en l’honneur de la sainte Croix, des saints apôtres et de saint Ouen. Il bâtit une sorte d’asile afin d’y procurer soins et secours aux malades et miséreux. Graduellement, ce petit ermitage prit des allures d’une véritable abbaye.

A sa mort, deux églises s’élevaient : l’une dédiée à la Sainte-Croix et à saint Ouen, et réservée aux religieux, l’autre sous le vocable de saint Paul était destinée à la population qui commençait à s’agglomérer autour du moutier et de son hospice, formant dorénavant une paroisse. Il termina sa vie sur terre le 21 juin 738, après 48 ans d’abbatiat et fut inhumé dans l’église Saint-Paul. Il laissait une fondation, une abbaye et un hospice prospères. A la fin du IXème siècle, son corps fut transféré dans la principale basilique qui avait été construite en ce lieu et en l’honneur de la vraie Croix et de saint Ouen, par Jean, le vénérable évêque de Dol devenu abbé

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Les reliques du saint - Translation

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Plus de 100 ans après sa mort, en 851, pour fuir l'invasion des Normands, Combert évêque d’Évreux fit sortir le corps de sa cachette pour le transférer dans un lieu plus sur. Commença une longue errance avec halte à La Croix-Saint-Ouen (Oise). Errance qui se termina à l'abbaye de Saint-Germain-de-Paris (aujourd’hui Saint-Germain-des-Prés).

C'est sous Louis VII que quelques fragments dont un bras retournent à La-Croix-Saint-Leufroy, la majeure partie étant conservée à Saint-Germain-des-Prés, Paris.

Puis d’autres reliques furent déposées en différents lieux. Une première fois en 1222 à l’église de Suresnes, ceux-ci furent brulés par les Huguenots, une autre remise eut lieu en 1598 dans cette même église. Également à la chapelle Saint Leufroy près du Grand Châtelet à Paris. Des personnalités reçurent  aussi des reliques du Saint.

Le 12 février 1769 le sieur Legrand curé de Thiverny demanda aux religieux de St Germain des Prés une relique de Saint Leufroy patron de son église. Le cardinal De Gesvres et le supérieur général approuva cette requête. Le 4 mars suivant on lui donna une vertèbre du Bienheureux.

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Cette relique est toujours présente dans notre église. Elle se trouve dans une châsse déposée dans une niche a droite du cœur.

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